Nous voici déjà rendus à une autre édition du Festival d’été de Québec. Le temps passe vite, surtout avec l’été qui a pris un temps fou à s’installer, j’avais particulièrement hâte au FEQ.

Avec la pause des mauvaises températures que Mère Nature nous offre, cette 52e édition du FEQ s’annonce des plus enlevantes.

Et j’ai du nouveau pour vous cette année!

Vous remarquez que le titre de ma chronique a changé. Mon acolyte de Fiesta-Québec, Pedro Rodriguez et moi trouvions que «Le parcours de Martin» faisait un peu drabe. Un titre plus accrocheur et du contenu renouvelé, voici ce que je vous offre cette année et, notamment, un regard intime du travail que je fais: photographe dans les pits du Festival d’été de Québec!

Corey «Sur la 20» Hart

Cette première soirée de la 52e édition du FEQ, sous le thème des années 80, s’annonçait déjà haute en couleurs. Mais Corey Hart en a ajouté en arrivant sur scène 23 minutes en retard. Ce dernier était au Japon mardi dernier pour donner un spectacle et son vol est arrivé en retard à Montréal. Belle façon d’ajouter quelques sueurs froides à l’ambiance chaleureuse des Plaines et aux spectateurs qui attendaient leur idole avec impatience.

Malgré son retard et sa course folle pour arriver sur les Plaines, ainsi que son manque de sommeil, Corey Hart était d’une forme resplendissante. Le spectacle a débuté vers 21h53 devant une foule qui l’attendait avec impatience, scandant «Corey, Corey!».

«J’aurais pas manqué ça pour rien au monde»

Ce furent ses mots lorsqu’il eut terminé de jouer Boy in the box afin de nous signifier qu’il était heureux d’être au FEQ pour la première fois.

À son habitude, Corey Hart livré une performance impeccable et généreuse. C’était la 2e fois que je le voyais en spectacle, et j’ai ressenti la même chose que lors de ma première rencontre avec lui au Grand Rire en 2016. Cette impression qu’on fait partie de sa famille, dont il nous parle tout au long de son spectacle. Il nous fait ressentir qu’on est important pour lui, qu’on fait partie de sa “gang”.

Un des forts moments de son spectacle fut la chanson Everything in my Heart qu’il a dédié à toutes et tous ses fans. «Let me see the lights» s’est il alors écrié. La vue était alors splendide sur les Plaines, avec tous ces cellulaires allumés.

Un autre moment exquis de sa prestation fut lorsqu’il s’approcha de son audience, sur une petite scène au milieu des Plaines, pour jouer quelques covers tel Message In The Bottle et Every Breath You Take de The Police, Pour un instant d’Harmonium, Les Bombes de Michel Pagliaro ainsi que Let It Be des Beatles.

Et encore un moment précieux lors de Let It Be alors que la foule chantait en cœur avec lui. Il en aussi profité pour dédier la chanson I Wrote You This Song à sa tendre épouse Julie Masse, alors très émue.

A Flock of Seagulls

Wow! Les ados rebelles et un peu weirdos, qu’ils ont bien vieilli. Cela dit, on reconnaissait bien leur style vestimentaire et de coiffure de l’époque. Sauf pour Mike Score, qui est maintenant chauve…

Ça faisait du bien retrouver leur musique planante “New Wave” du début des années 80. Leur style musical semble mûrir comme un bon vin. Il est à noter qu’à l’époque, leur style était très avant-gardiste. Devant des Plaines plutôt dénudées, Mike Score et sa bande, pas tous des membres originaux vous vous en douterez, nous ont offert une prestation plutôt statique. Malgré cela, nous pouvions quand même sentir le plaisir qu’ils avaient à jouer devant le public de Québec.

Les moments forts de leur prestation ont sans contredit été les titres suivants: Space Age Love Song, Wishing (If I had a photograph of you) et I Ran (So far away).

Level 42

À l’arrivée sur scène de Mark King et sa bande, les Plaines commençaient déjà à s’animer un peu plus. Nous avons eu droit à une prestation dynamique de la part de cette formation fusion jazz-funk. En bonus, quelques interactions avec le publique, surtout pendant le medley des chansons Lessons in Love et Build Myself a Rocket.

Le titre Something About You a aussi soulevé la foule. Mais c’est surtout dans la qualité de leur interprétation où il sont marqués le plus de points. Mark King est un bassiste hors-pair, mais le reste de sa band l’est tout autant. Nous avons eu droit à plusieurs “jams” à sonorités jazz et ce fut un pur délice pour les oreilles. Un très bon spectacle. Content d’y avoir assisté.

Il fallait y être…

Ce spectacle entre donc dans ma liste personnelle des «Shows qu’il fallait voir» et j’y étais. Disons que, comme soirée d’ouverture du 52e du FEQ, il était difficile de faire mieux.Je vous reparle plus tard de ma soirée du 6 juillet à l’Impérial alors que j’irai dans un tout autre registre; death et grind core avec les formations Boundaries et Between The Buried And Me . À bientôt et bon festival!

MARTIN BÉLANGER

P.S. Vous avez lu cette fantastique chronique et vu quelques photos de ces trois prestations et vous vous demandez: “Pourquoi il n’y a aucun album photo sur notre page montrant lesdites photos ainsi que les autres? Malheureusement, la carte mémoire sur laquelle j’ai mis le plus de photos a décidé de me mourir dans les mains! Tristesse… Douleur… Une première en 13 ans de photo! Mais ne vous inquiétez pas trop. Je suis présentement en processus de récupération des fichiers de ma carte mémoire et j’ai bon espoir ça fonctionne. Je vous tient au courant. Merci de nous suivre!